(LCP) La sous-ministre du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale était de passage en commission parlementaire, hier, pour répondre aux critiques du Vérificateur général concernant la mise en place de stratégies de reprise informatique visant le rétablissement des services essentiels en cas de panne électrique, virus ou autres sinistres.

 

Un rapport du VG publié en mai 2018 révélait que pour l’ensemble de ses systèmes d’information, le ministère n’était pas en mesure de conclure que ses plans de reprise informatique permettraient le rétablissement de tous ses services essentiels en cas de catastrophe.

 

Notons que les ministères et organismes ont l’obligation d’élaborer un plan de reprise informatique « pour chacun des systèmes d’information qu’ils considèrent comme essentiels à la réalisation de leur mission, et ce, afin de pouvoir les rétablir dans un délai acceptable en cas de sinistre ».

 

Hier, la sous-ministre Brigitte Pelletier a indiqué aux élus de la Commission de l'administration publique que plus de 80 % des systèmes identifiés lors d’une analyse d’impact possèdent un plan de reprise complet ou partiel.

 

« D'ailleurs, le système pour le versement des prestations d’assistance sociale et de l’assurance parentale qui sont au cœur du bien-être économique des citoyens sont dotés de plans complets », a-t-elle mentionné.

 

« Pour ce qui est du système de l’État civil, les infrastructures et les données sont répliquées sur un site distant ce qui nous permet d’agir en cas de catastrophe. »

 

La prochaine étape, explique la sous-ministre, « consistera à établir en collaboration avec le Centre de services partagés les coûts et les stratégies afin de mettre en œuvre l’ensemble des plans de reprise pour tous les systèmes que nous avons identifiés ».

 

Guide et vérifications

Au Conseil du trésor, son secrétaire indique qu’un guide sur la reprise informatique a été transmis à l’ensemble des ministères et organismes en juillet.

 

« On veut dans les prochaines semaines, disons d’ici le printemps prochain, mettre en place une politique de sécurité de l’information parce qu’on veut aller vers la mise en place d’un centre de cybersécurité et dans cette politique de sécurité là on va venir établir des vérifications par rapport à la reprise informatique », explique Éric Ducharme.

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