(LCP) L'Institut de la gouvernance numérique qui fait la promotion du vote électronique a étonné les députés de la Commission des finances publiques en leur proposant d'inclure dans l'idée qu'ils se font de la démocratie les « chaînes de blocs ».

 

C'était dans le cadre de la consultation sur le projet de loi 36 modifiant la Loi sur les compagnies concernant la participation et la prise de décision aux assemblées des personnes morales sans capital-actions.

 

À l'IGM on explique « que les solutions de vote électronique classique ne font que déplacer le problème de confiance entre les comptages manuels et un serveur unique qui est un point de faillibilité. Donc, ce que nous voulons faire c'est que le législateur puisse proposer des expérimentations s'appuyant sur une chaîne de blocs ouverte et dont les solutions les plus avancées permettent notamment de prouver mathématiquement que chacun des votes a été compté dans le résultat, ce qui est absolument extraordinaire », note l'administrateur Mario Perron.

 

Les blockchains ont pourtant bien mauvaise réputation. « Quand on parle de blockchains, ce qu'on a immédiatement comme premier réflexe c'est les bitcoins, les gens qui se cachent quelque part qui veulent faire des affaires qui ne sont pas correctes », s'inquiète le député Carlos Leitão du Parti libéral. Il semble pourtant selon les invités qu'on puisse aussi faire une utilisation correcte de la « chaîne de blocs » en y cachant... des votes cryptés.

-30-