(LCP) Avec de la volonté politique, un projet de loi sur la table à l’automne et les ressources nécessaires, le Directeur général des élections serait en mesure d’implanter un nouveau mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire lors des prochaines élections le 3 octobre 2022.

 

« Dans la mesure où des adaptations importantes à la loi électorale seraient en vigueur, nous pourrions implanter ce nouveau mode de scrutin en 30 mois, soit deux ans et demi, et ce, tout en préservant l’intégrité des élections », a précisé Pierre Reid, de passage en commission parlementaire.

 

« Je tiens à préciser que cette période de trente mois prend également en compte l’ajout de ressources humaines et financières. Sans ces mesures transitoires, le délai requis serait de 42 mois, soit trois ans et demi », prévient-il.

 

Le député Sol Zanetti de Québec solidaire juge ce délai trop long. Il rappelle que l’un des prédécesseurs de l’actuel DGE avait déjà indiqué que 24 mois pouvaient être suffisants pour réaliser cette réforme.

 

« Avec mon équipe, on est allé au bout de ce qu’on pouvait faire et ce deux ans et demi là nous apparaît un délai qui est raisonnable », calcule Pierre Reid. « Il n’y a rien qui peut être improvisé d’autant plus qu’il y a une date d’élection qui est bien déterminée, le 3 octobre 2022. »

 

Informatique

De plus, son équipe doit se soucier du volet informatique. « On est beaucoup plus informatisés qu’il y a quelques années, donc on a des systèmes informatiques qu’on se doit de mettre à jour, de changer », signale le DGE.

 

« Je ne peux pas dire à un moment donné : bon on va commencer et si on a un problème on va arrêter. Il y a une fois, malgré les simulations, les tests qu’on peut faire avant, il y a une fois qu’on va le mettre en opération. C’est au moment de l’élection générale. »

 

C’est sans compter l’ajout d’une nouvelle variable : la notion de régions. « Il faut introduire ça et ça demande plus de travail », explique Pierre Reid.

 

Avant l'adoption?

Quant à la possibilité de commencer le travail avant l’adoption du projet de loi, c’est risqué. « Entreprendre des travaux sur une éventualité, par respect pour le législateur, on ne peut présumer de l’adoption du projet de loi », dit-il.

 

« À moins que le législateur fasse consensus sur certains points du projet de loi à partir desquels nous pourrions effectivement, même si le projet de loi n’était pas adopté, mais qu’il y a des consensus qui se font et qui ne bougeront pas, moi à ce moment-là, ce sont des travaux que l’on pourrait commencer. »

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