(LCP) Un débat de deux heures aura lieu aujourd’hui au Salon bleu sur le renouvellement de l’entente collective des éducatrices en milieu familial.

 

Le député Marc Tanguay du PLQ présentera une motion qui demande au gouvernement de déposer « immédiatement » à l’Assemblée nationale « toutes les données et analyses quant au revenu estimé d’une responsable de service de garde en milieu familial ».

 

Selon le député, l’offre du gouvernement dans le cadre des négociations est en dessous du salaire minimum. « Le salaire minimum est à 13,10 $, ils offrent 12,83 $ de l'heure », critique-t-il.

 

Malhonnête

« Je rappelle qu'elles ne sont pas payées à l'heure. Ça, je pense que c'est le plus important. On ne peut pas dire, lorsqu'on verse une subvention, et qu'elles reçoivent aussi une contribution du parent, qu'elles gagnent sous le salaire minimum. Ce n'est pas honnête de dire ça », lui réplique le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

 

« On leur propose 55 000 $ par année. Elles aimeraient que ce soit 70 000 $, plus de 70 000 $ par année. Les Québécois n'ont pas cette capacité de payer au moment où il y en a beaucoup qui ont perdu leurs jobs », argumente le ministre.

 

« Je ne peux évidemment pas signer un chèque en blanc et engager 1 milliard $ de fonds publics supplémentaires sur un budget de service de garde éducatif à l'enfance de 2,5 milliards $ », dit-il.

 

Manque de reconnaissance

Pour Véronique Hivon, députée du PQ, le ministre est peu enclin à « reconnaître le travail des éducatrices pour leur donner le goût, avec des conditions intéressantes, d'occuper ces emplois-là ».

 

« Il manque déjà 4 000 éducatrices pour pouvoir offrir des places qui attendent sur des tablettes », signale la députée Christine Labrie de QS. « Pour celles qui restent, là, c'est la négociation de la dernière chance. »

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