(R.I.) Plusieurs médias rapportent qu'en matière de transport en commun : le public c'est mieux! La société de transport Exo coûte le moins cher à exploiter car opéré par des entreprises privées, mais le service aux usagers souffre.

 

«Ça va de soi, une entreprise veut faire du profit et dans ce cas, elle le fait sur le dos des usagers. Les bris de service s'expliquent par une pénurie de personnel, en partie parce que les conditions de travail ne sont pas bonnes», d'expliquer Katherine Bouclin, présidente du Conseil provincial du transport terrestre du SCFP.

 

Modèle défaillant

Parmi les 10 sociétés de transport au Québec, Exo est la seule à sous-traiter l'ensemble de ses services au privé, qui paie 30 % moins cher que le public.

 

«Si le but est de déplacer des personnes de façon efficace, l'utilisation du privé dans le transport public est un modèle défaillant. Les couts de bases, comme l'achat des autobus et les garages toujours sont les mêmes que ce soit public ou privé. Le privé doit générer et empocher des profits contrairement au transporteur public, alors il coupe sur les salaires et sur l'entretien des véhicules ce qui a une répercussion directe sur le service», d'expliquer, Dominic Aubry, conseiller syndical du SCFP.

 

Étude à l'appui

L'IRIS explique que la sous-traitance elle-même ne diminue pas les coûts du service, si l'on utilise une méthode rigoureuse. Opérer une flotte d'autobus dans un milieu urbain, dense en population et aux prises avec des problèmes de mobilité importants comme à Montréal, est difficilement comparable à un transport interurbain dans des villes de banlieue, ce que RCGT a omis de faire. Selon l'IRIS, la vitesse commerciale est plus élevée pour les autobus d'EXO et ont les coûts kilométriques les plus bas : une pondération aurait donc été nécessaire.

 

La méthode utilisée par RCGT est en contradiction avec celles utilisées par la littérature scientifique et donc, ne devrait pas être utilisée pour évaluer la performance des sociétés de transport du Québec. Lorsqu'on tient compte de l'ensemble des facteurs, les diminutions de coûts sont plutôt attribuables à la baisse de la qualité du service offert : les entreprises sous-traitances d'EXO ont des statistiques de bris de service plus élevées que les autres sociétés de transport étudiées par RCGT.

 

«Que la CAQ soit clair avec la population, l'accès au transport en commun diminue quand on favorise la privatisation», de conclure la représentante syndicale.

 

Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente quelque 8700 membres dans le transport terrestre au Québec. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l'éducation, les universités, l'énergie, les municipalités, les sociétés d'État et organismes publics, le transport aérien, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.

 

SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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(R.I.) : communiqué que nous avons repris intégralement.