Inscription

Pour ne rien manquer de L’Actualité gouvernementale, abonnez-vous dès maintenant à nos publications.

Retour

Article du

Ce qu’ils ont dit

Sur la politique féministe du Canada à l’international

Paru le | Catégorie: Relations internationales

Extrait d’un discours de la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, prononcé à Montréal, à la fin du mois dernier. […] L’intégration de la femme au développement n’est pas un concept nouveau. Le Canada y travaille déjà depuis 1976.

 

En 1995, le Canada a intégré le concept d’égalité entre les genres dans la mise à jour de sa politique de développement. Avant, on se demandait simplement si notre projet aurait une incidence sur les femmes.

 

Les femmes étaient un facteur parmi d’autres, comme la protection de l’environnement et la bonne gestion financière. Alors, si ce concept n’est pas nouveau, en quoi la nouvelle Politique d’aide internationale féministe est-elle différente, pensez-vous?

 

Eh bien, un virage féministe, cela veut dire que le renforcement du pouvoir des femmes guide dorénavant tout ce que nous faisons. Tous les projets que nous financerons de façon bilatérale devront inclure une composante femme importante et 15% de notre financement sera attribué à des projets qui seront transformateurs.

 

À titre de comparaison, auparavant, seulement 3 % de notre financement était consacré à des projets qui ciblaient les femmes et 30 % n’avaient aucune incidence sur elles. Donc, concrètement, pour recevoir du financement, nos partenaires doivent maintenant consulter les femmes localement pour déterminer leurs besoins et leurs priorités.

 

Ils doivent les impliquer dans la prise de décisions et s’assurer que la mise en œuvre des projets cible leurs besoins particuliers et contribue au renforcement de leurs droits et de leurs capacités.

Pour appliquer cette approche systématiquement, nous définissons présentement des niveaux de référence et des indicateurs précis qui nous permettront de mesurer notre progression.

 

Des indicateurs comme le taux de fertilité chez les adolescentes, le nombre d’organisations de défense des droits des femmes qui reçoivent du financement ou encore, le pourcentage de pays où l’accès — et le contrôle — des femmes à la propriété, aux services financiers et aux ressources naturelles sont en progression.

 

Ce nouveau cadre de résultats fera en sorte que nos investissements soient axés sur la réalisation des objectifs que nous voulons atteindre dans les six champs d’action de la politique :

  • l’égalité entre les genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles;
  • la dignité humaine, qui comprend l’aide humanitaire, l’éducation, la santé et la nutrition;
  • la croissance au service de tous;
  • l’environnement et l’action pour le climat, y compris la gestion de l’eau;
  • la gouvernance inclusive;
  • la paix et la sécurité.

 

Mais plutôt que de s’arrêter aux détails de chacun des champs d’action, je vais mettre l’accent sur certains changements qui témoignent du virage que nous avons pris.

 

Ainsi, nous avons déjà entrepris :

  • de combler les écarts dans le financement des services de santé offerts aux femmes et aux adolescentes;
  • d’offrir du financement plus prévisible et plus flexible;
  • de renforcer les compétences locales, notamment des organisations de la société civile qui défendent les droits des femmes.

 

Nous avons entrepris de combler les écarts dans le programme sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants — programme lancé par le gouvernement précédent.

Même si ce programme était pertinent, il comportait des lacunes importantes puisqu’il n’intégrait pas, pour des raisons idéologiques, toute la gamme de services en matière de santé sexuelle et reproductive.

 

C’est pourquoi nous avons annoncé l’injection de 650 millions de dollars supplémentaires sur trois ans pour inclure à notre programmation l’éducation sexuelle des filles et des garçons, la planification des naissances, la contraception, l’avortement sécuritaire et légal, ainsi que les soins post avortement et la défense des droits qui y sont associés.

 

L’intégration de la santé sexuelle et reproductive ne se limite pas à nos efforts de développement. Nous l’appliquons aussi dorénavant à nos efforts d’aide humanitaire. […]

-/-/-/-/-/-/-

Autres articles du mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017

mardi 07 novembre 2017