(LAG) « Il ne paraît pas nécessaire d’obliger par règlement les bibliothèques publiques et scolaires, et tout autre acheteur institutionnel, à acheter des livres québécois, puisqu’elles le font déjà en quantité appréciable, année après année », estime la ministre de la Culture, Nathalie Roy.

 

« Le soutien gouvernemental à la création littéraire québécoise ne s’est jamais exprimé par l’obligation d’achat de livres québécois par les bibliothèques, celles-ci s’adonnant d’ailleurs à ce type d’acquisition sans contrainte et de façon significative », poursuit-elle.

 

« Le soutien prend plutôt la forme d’un éventail de mesures de soutien qui favorisent le développement, la valorisation et la promotion de la littérature québécoise. »

 

À titre d’exemple, son ministère appuie l’acquisition de livres et de périodiques édités au Québec, par l’entremise du programme Appel de projets en développement des collections des bibliothèques publiques autonomes, à l’aide d’un « incitatif » à l’achat.

 

« Il n’a toutefois jamais établi de quotas d’achat de livres ou périodiques québécois pour les bibliothèques publiques, dont les règles de fonctionnement et de gestion relèvent des municipalités », fait remarquer Nathalie Roy.

 

Quant au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, il a « nouvellement ajouté une précision à sa mesure visant l’acquisition d’œuvres littéraires et d’ouvrages documentaires dans les bibliothèques scolaires qui permet de favoriser la littérature québécoise ».

 

La ministre signale par ailleurs qu’une bonification de sept millions $ des enveloppes budgétaires dédiées aux acquisitions documentaires des bibliothèques publiques a été annoncée en 2020-2021 pour un total de 27,8 millions $.

 

« De plus, le 5 septembre 2019, le gouvernement a annoncé d’une bonification de cinq millions $ de l’enveloppe annuelle destinée à l’achat de livres dans les bibliothèques scolaires, portant à 20 millions $ par année, pour les quatre prochaines années, le budget d’achat de livres par les bibliothèques scolaires », ajoute Nathalie Roy.

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