(LCP) Le projet de loi 65 du ministre Benoit Charette modifiant principalement la Loi sur la qualité de l’environnement en matière de consigne et de collecte sélective traversera à compter d'aujourd'hui quatre dates de consultations dont trois ont lieu cette semaine.

 

Au total, une quinzaine d'intervenants seront appelés à donner leur point de vue, dont Recyc-Québec et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement.

 

L'Association des brasseurs sera entendue cet après-midi comme le Conseil canadien du commerce de détail. Ce dernier déplore que le gouvernement ajoute encore 300 millions $ au fardeau des consommateurs.

 

En commission demain, l’Union des municipalités plaidera pour un changement de fond dans la façon de gérer les matières résiduelles au Québec afin de réduire la pression financière sur les municipalités. Ce sont elles qui assument la responsabilité de la gestion, de la collecte, du transport, du tri et du conditionnement tout en subissant les fluctuations d’un marché hors de leur contrôle.

 

Pour l’UMQ, ce changement passe par un élargissement de la responsabilité des producteurs afin de les rendre imputables de la gestion de leurs matières, tout au long du cycle. Ce projet de loi est le premier maillon de la réforme en ce sens annoncée par le gouvernement en février dernier. L’Union réitérera son appui aux objectifs du projet de loi tout en insistant sur la nécessité de compenser pleinement les municipalités pour les surcoûts liés à la transition.

 

De son côté, la Fédération québécoise des municipalités souligne « le principe de responsabilisation des producteurs de produits que l’on retrouve sur le marché qui enlèvera, à terme, une pression financière sur les épaules des municipalités ».

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