(LCP) Réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, l'assurance médicament pour tous, salaire minimum à 15 $, équité salariale, négociations dans le secteur public...

 

Tous ces enjeux font partie des traditionnels souhaits de début d'année livrés par les trois grandes centrales syndicales en 2020. Certains de ces enjeux seront aussi traités cet après-midi, lors de la rencontre prébudgétaire des leaders syndicaux avec le ministre des Finances, Eric Girard.

 

FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec amorce l'année 2020 avec un optimisme modéré et une certaine réserve quant à plusieurs enjeux.

 

On estime que les employés du secteur public sont « au bout du rouleau » et qu'en conséquence l'attraction, la rétention et la rareté de la main-d'œuvre doivent être au cœur de la négociation qui s'amorce. On s'attend aussi au dépôt d'une réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail promise par le ministre Jean Boulet.

 

La centrale réclame aussi une assurance médicaments pour tous. « Depuis près d'un an, la FTQ, en coalition avec la CSN et la CSQ, est en action pour que soit instauré un régime d'assurance médicaments public et universel tant au Québec qu'au Canada », affirme le secrétaire général, Denis Bolduc.

 

La Fédération ajoute à sa liste la campagne pour un salaire minimum à 15 $ l'heure, la réforme du mode de scrutin, l'inquiétude des travailleurs face à la transition numérique et les changements technologiques, l'équité salariale, la conciliation travail-vie personnelle, et la lutte contre la violence à l'endroit des femmes.

 

CSN

De son côté, la Confédération des syndicats nationaux a décidé de faire de l'équité salariale son cheval de bataille. « C'est odieux! Plutôt que de montrer l'exemple en matière d'équité salariale, le gouvernement a utilisé tous les détours pour que nos plaintes de maintien ne soient pas traitées avec diligence et éviter de verser la totalité des sommes selon la valeur du travail des femmes à son emploi », affirme la vice-présidente de la FSSS-CSN, Josée Marcotte.

 

« C'est choquant de constater que le Conseil du trésor n'accepte pas de verser un juste salaire aux femmes et qu'il veut faire des économies sur leur dos », ajoute la vice-présidente de la FEESP-CSN, Stéphanie Gratton.

 

CSQ

À la Centrale des syndicats du Québec, on met l'accent d'abord sur les négociations des secteurs public et parapublic. Dans un contexte de surplus budgétaire où le gouvernement accumule les milliards $, la présidente Sonia Ethier qualifie d'insultantes ses offres patronales « qui condamnent les employés de l'État à l'appauvrissement et au manque de soutien ».

 

Quant au projet de loi 40 qui remplace les commissions scolaires francophones par des centres de service, la CSQ entend « augmenter la pression » pour qu'il soit amendé. On attend aussi du ministre Jean Boulet qu'il présente en 2020 une nouvelle loi sur la santé et la sécurité au travail. La CSQ n'a pas non plus l'intention de « lâcher le morceau » relativement à la promesse de la CAQ de réformer le mode de scrutin.

-30-