(LCP) L’opposition refuse de débattre aujourd’hui du principe du projet de loi 61 sur la relance économique du Québec, le temps de bien se préparer et de digérer les consultations qui se poursuivent pour une troisième journée consécutive. 

 

Le leader du gouvernement souhaitait profiter de la plage horaire en soirée pour amorcer le débat, après le passage de la vérificatrice générale en commission parlementaire, au terme des consultations.

 

« On ne leur demande pas de conclure [] l'étape du principe, mais simplement de le débuter pour nous donner le maximum de temps », avait plaidé Simon Jolin-Barrette, mais sans succès.

 

Prolonger les travaux

Le premier ministre a indiqué plus tôt dans la journée qu’il était prêt à siéger plus longtemps à l’Assemblée nationale pour adopter le projet de loi avec l’aide de l’opposition et sans recourir au bâillon.

 

« Je sais que la session était supposée de terminer vendredi, ce que moi, je veux dire aux trois partis d’opposition, c’est que, si c’est nécessaire de la prolonger pour être capables d’adopter ce projet de loi là puis de remettre des personnes au travail, des Québécois au travail rapidement, on est prêts à le faire », a affirmé François Legault.

 

« Non seulement on est ouverts à des modifications, mais on est ouverts à passer plus de temps en commission parlementaire », a-t-il ajouté.

 

Sans demander le retrait du projet de loi, le porte-parole libéral pour le conseil du trésor, Gaétan Barrette, a l’intention de proposer des amendements, sans contester pour autant chaque virgule lors de l’étude détaillée. « Nous, on aura des propositions à faire, claires, précises et on les fera. »

 

Pour le moment, tel qu’il est écrit, le projet de loi n’a aucune chance d’être adopté parce que Québec solidaire va s’y opposer, prévient son leader parlementaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

 

« Ce qui a une chance d’être adopté par contre, c’est un projet de loi considérablement transformé, considérablement resserré, ça, ça a des chances de passer », fait-il valoir. Un caucus des députés aura lieu aujourd’hui pour discuter de propositions à faire au gouvernement.

 

Au PQ

« S’il faut siéger au-delà du 12 juin, on va siéger, c’est sûr. On pourrait siéger jusqu’à la fin du mois de juin, jusqu’à tant qu’on trouve une bonne pièce législative qu’idéalement on voterait les quatre formations politiques », a fait savoir le chef parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.

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