(LCP) Les élus poursuivront la semaine prochaine le débat sur le principe du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État. Hier, pour une deuxième journée de débat, des députés de l’opposition se sont succédé pour critiquer durement la pièce législative, sauf le PQ.

 

« Du point de vue de la laïcité de l'État, ce n'est pas un projet de loi qui va changer quelque chose de concret, qui va loin, qui fait quelque chose de significatif pour éloigner le pouvoir politique des institutions religieuses », pense le député Sol Zanetti de Québec solidaire.

 

« C'est un projet de loi qui vise principalement à interdire des signes religieux en prétendant que cela aura un impact sur la laïcité au Québec, ce qui est une erreur », juge-t-il.

 

C'est aussi un projet de loi qui est radical, croit le député. « Il n'est pas modéré ce projet de loi là, d'une part, parce qu'il se soustrait à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et pas à l'unanimité, là, et clairement, il y aura des dissensions là-dessus. »

 

Le député libéral Carlos Leitão estime lui aussi que le projet de loi 21 ne porte pas sur la laïcité de l'État. « C'est un projet de loi sur les signes religieux, sur les vêtements, sur ce qu'on porte sur la tête. C'est ça qu'on est en train de légiférer au Québec au XXIe siècle. Bravo », ironise-t-il.

 

« Et pourquoi on fait ça? Pourquoi on fait ça? Quelle est l'urgence? Pourquoi ce projet de loi, tel qu'il nous est présenté? Quelle est l'urgence? Quel est le problème qu'on essaie de régler? Je n'ai pas vu de réponses à ces questions-là. »

 

En faveur

Inscrire la laïcité dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne est une « bonne chose », selon le député péquiste Joël Arseneau. Il prône aussi l’interdiction du port de signes religieux pour les personnes en autorité, tout en déplorant que les non-enseignants, les écoles privées et les éducateurs dans les CPE ne soient pas assujettis.

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