(LCP) L’Assemblée nationale a pris en considération à l’unanimité le projet de loi 56 visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches aidantes. Le texte pourra être adopté dès aujourd’hui.

 

« C’était mon très grand rêve politique », affirme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais.

 

« Ce projet de loi permettra d'honorer les engagements envers les personnes proches aidantes, et ce, au-delà des gouvernements en place et de leurs programmes électoraux », dit-elle.

 

Essentiellement, « la loi prévoit l'adoption par le gouvernement d'une politique nationale pour les personnes proches aidantes. Elle en énonce les principes directeurs et établit les axes autour desquels ces orientations devront s'articuler. Elle prévoit, de plus, l'adoption, tous les cinq ans, d'un plan d'action gouvernemental qui comprend les mesures et les actions projetées pour mettre en œuvre la politique nationale ».

 

La députée Monique Sauvé du Parti libéral sera attentive à la suite des choses. « On sera attentifs à la politique gouvernementale, qui sera donc sur la place publique dans six mois après la sanction de la loi, et, par la suite, donc ça nous amène un an après, au plan d'action gouvernemental. »

 

De plus, « il faudra être vigilant pour que les actions soient au-delà des promesses », prévient l’élue. « Il faut que les actions concrètes arrivent, et assez rapidement, parce que les proches aidants sont essoufflés. Ils sont épuisés. Ils ont besoin de services. Ils ont besoin d'un quotidien qui change pour eux. »

 

Selon Harold LeBel, député du Parti québécois, ce projet de loi est une réponse aux proches aidants dont on a refusé l’accès dans les CHSLD durant la première vague.

 

« C'est une réponse à ces gens-là qui ont vécu ces moments-là en leur disant : bien, on s'excuse de ce qui s'est passé, on s'excuse de vous avoir donné des situations du genre, mais, aujourd'hui, on est en train de faire un geste qui vous dit que plus jamais, plus jamais que ça pourrait arriver du genre. Puis on vous reconnaît, on reconnaît ce que vous faites, on reconnaît votre travail. »

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