(R.I.) Diabète Québec appelle le prochain gouvernement à s'engager à améliorer l'accès aux soins et à renforcer la prévention du diabète. Dans son document de priorités 2026 intitulé « Agir maintenant pour le diabète », l'organisme propose trois mesures concrètes :

 

*Mettre fin aux inégalités fondées sur l'âge dans l'accès aux pompes à insuline pour les personnes vivant avec le diabète de type 1 ou le diabète LADA;

 

*Élargir l'accès aux systèmes de surveillance du glucose par capteur financés par le régime public, selon des critères cliniques transparents et équitables, afin d'assurer un accès juste aux personnes vivant avec le diabète de type 2;

 

*Mettre en place une stratégie structurée de prévention du diabète à l'échelle du Québec afin de soutenir les personnes vivant avec le prédiabète et de réduire la progression vers le diabète de type 2.

 

« Le diabète touche aujourd'hui des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois et son impact humain, social et économique continue de croître. Nous demandons donc au prochain gouvernement de mettre en œuvre des solutions concrètes afin que l'accès aux soins et aux technologies ne dépende pas de l'âge, du revenu ou de la capacité de payer », a déclaré Susana Lazaro, présidente-directrice générale de Diabète Québec.

 

L'organisme souligne que l'accès aux pompes à insuline devrait être basé sur les besoins cliniques plutôt que sur l'âge. Il réclame également une couverture plus équitable des systèmes de surveillance du glucose par capteur, dont les bénéfices pour améliorer la gestion du diabète et prévenir les complications sont largement reconnus.

 

« Les pompes à insuline et les systèmes de surveillance continue du glucose par capteur sont aujourd'hui des outils essentiels pour de nombreuses personnes vivant avec le diabète. Lorsqu'elles sont indiquées sur le plan clinique, ces technologies permettent une meilleure gestion de la maladie, réduisent le fardeau quotidien associé au diabète et peuvent contribuer à prévenir certaines complications. Les décisions relatives à l'accès devraient être guidées par la science et les besoins des patients », a déclaré le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, président du Conseil professionnel de Diabète Québec.

 

Enfin, Diabète Québec invite tous les élus qui seront choisis lundi prochain à travailler avec le gouvernement pour déployer progressivement un programme structuré de prévention du diabète de type 2 destiné aux personnes vivant avec un prédiabète.

 

« Il est temps pour le Québec de devenir le premier endroit en Amérique du Nord à mettre en place des programmes publics visant la prévention et la rémission du diabète de type 2. Nous avons l'exemple de l'Angleterre, ainsi que les résultats de nos propres travaux, qui démontrent que ces interventions sont non seulement efficaces, mais aussi rentables. Le Québec a aujourd'hui l'occasion de faire figure de précurseur dans ce domaine essentiel de la santé, comme il l'a fait avec les services de garde éducatifs à l'enfance et le régime public d'assurance médicaments. » Dre Kaberi Dasgupta, prof. de médecine, U. McGill

-/-/-/-/-/-

 

(R.I.) : communiqué repris intégralement.