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LCP / LAG Le vendredi 15 février 2019

Message AU gouvernement

Sur le besoin réel des maternelles 4 ans

(C.C.) L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) exige la tenue de consultations publiques au sujet du projet de loi 5, déposé hier matin par le ministre de l'Éducation. À cet effet, elle en appelle du souhait plusieurs fois exprimé par le gouvernement de se montrer à l'écoute de la population.

 

« Nous partageons l'objectif du gouvernement d'offrir les meilleurs services aux enfants, c'est même la raison d'être de notre réseau, a déclaré Geneviève Bélisle, directrice générale de l'AQCPE. Loin de vouloir ralentir, nous voulons accélérer l'amélioration de la qualité éducative pour un développement optimal de tous les enfants. Nous voulons agir tôt, d'ailleurs bien avant l'âge de 4 ans; mais aussi nous voulons agir bien, et c'est là où le bât blesse avec le risque des décisions politiques hâtives », a ajouté Mme Bélisle.

 

La qualité éducative

Or, alors que les critères de qualité éducative sont connus et validés scientifiquement, il n'existe actuellement aucune confirmation que les maternelles 4 ans offrent tout ce qui est essentiel au développement optimal des enfants de cet âge. Bien au contraire, les recherches tendent à démontrer que celles-ci présentent des lacunes importantes, alors même qu'elles cherchent à combler des besoins criants chez des enfants particulièrement vulnérables.

 

Ces considérations hautement préoccupantes s'ajoutent au fait que de nombreuses voix s'élèvent, notamment au sein du réseau des établissements scolaires, pour remettre en doute la faisabilité de l'implantation générale et universelle des maternelles 4 ans. La surpopulation dramatique des écoles, en particulier dans les grands centres urbains, de même que le manque criant de professeurs, est déjà un problème majeur sans qu'on ne vienne en plus y rajouter des classes de maternelles 4 ans.

 

Le choix des parents

Quant à ce que la population désire, et plus particulièrement les parents, il est loin d'être évident qu'elle considère essentielle l'implantation des maternelles 4 ans universelles. En effet, lorsqu'on demande aux parents où va leur préférence à coût et accès égal, 49 % des parents disent préférer le CPE pour leur enfant de 4 ans, contre 19 % qui affirment préférer la maternelle pour les 4 ans, selon un récent sondage Léger. Soulignons par ailleurs que 51 % des parents considèrent que le CPE représente ou incarne le mieux la qualité, contre 6 % pour les maternelles 4 ans.

 

« Le gouvernement doit prendre acte de ces résultats, a affirmé Mme Bélisle. Il s'appuie sur la liberté de choix des parents pour justifier sa décision d'offrir la maternelle 4 ans partout sur le territoire, de façon universelle. Or, ce choix ne pourra s'exercer si on ne poursuit pas le développement du réseau des CPE. On constate des résultats du sondage que le seul obstacle à la fréquentation d'un CPE est le manque de places. D'ailleurs, nous sommes consternés de constater que le concept de complémentarité avec notre réseau a été évacué du projet de loi », a précisé Mme Bélisle.

 

Devant l'urgence d'agir, l'AQCPE encourage la société civile à se mobiliser autour de forums d'échanges pour faire connaître les enjeux associés au projet de la maternelle 4 ans universelle mais aussi les pistes de solutions pouvant favoriser l'atteinte de notre objectif commun : la réussite éducative de tous les enfants.

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Rappel : Au début d’un article (LCP) signifie que c’est un texte signé Le Courrier parlementaire© et (LAG) annonce un texte de L’Actualité gouvernementale©. Au début d’un article (C.C.) et à la fin de l’article -/-/-/-/-/- indiquent un copié-collé que nous avons repris intégralement.

Organisation des travaux

La chicane entre les leaders déteint sur les consultations

(LCP) Tout observateur neutre constate que depuis la reprise des travaux des commissions parlementaires, les listes des groupes invités aux consultations fondent comme neige au soleil.

 

Les intervenants aussitôt convoqués sont nombreux à se désister et à refuser de défendre leur mémoire devant les élus. Les dirigeants justifient leur absence en disant ne pas avoir eu suffisamment de temps pour se préparer à témoigner. Ils se plaignent après d'avoir été invités à la dernière minute.

 

Ensuite, signe que les leaders parlementaires ne parviennent pas à s'entendre, on voit le leader du gouvernement menacer de convoquer des consultations en procédant par l'inscription d'une motion au feuilleton de l'Assemblée nationale stipulant les dates, les temps de paroles et une liste de groupes de pression à inviter.

 

En fait, la chicane entre les leaders est telle qu'elle s'est déversée au Salon bleu hier après la période de questions en présence du président François Paradis. Pendant le débat, chacun a accusé l'autre de faire preuve de mauvaise foi.

 

Trop pressé

Selon l'opposition officielle, le gouvernement est trop pressé de faire adopter son menu législatif. « Je ne pourrai pas répondre aux demandes du gouvernement, satisfaire les membres de ce Parlement, travailler avec les oppositions, nous mettre à la disposition des groupes dans la société si, dès qu'un projet de loi est déposé, moins de 24 heures après, il faut avoir fourni nos listes et avoir complété la négociation. Ça ne peut pas fonctionner », proteste le leader de l'opposition officielle, Sébastien Proulx du Parti libéral, au milieu d'un long plaidoyer.

 

Étirer le temps

Pour le gouvernement, l'opposition veut ralentir le rythme. « On leur demande de nous envoyer les groupes, parce qu'on veut les convoquer. Mais ce qu'on semble percevoir, du côté du Parti libéral, c'est qu'on étire le temps pour ne pas qu'on puisse siéger pour ne pas qu'on puisse entendre les groupes, pour ne pas qu'on puisse entendre la population, pour ne pas qu'on puisse changer les lois du Québec puis les améliorer. Alors, on se retrouve dans une situation qui est un peu contradictoire », déplore le leader du gouvernement, Simon Jolin-Barrette.

 

Trop court

De son côté, l'homologue du Parti québécois, Martin Ouellet, a jugé bon d'être solidaire de son collègue de l'opposition officielle. La deuxième opposition voudrait réserver des plages horaires de 60 minutes pour les groupes au lieu de plages de 45 minutes. « Évidemment, je partage les prérogatives du leader de l'opposition officielle parce que, dans certains cas, on a fait partie des discussions et, dans d'autres cas, bien, on n'a pas fait partie des discussions et on s'est fait imposer, finalement, le choix du gouvernement pour aller dans certaines consultations », se plaint-il.

 

Essayons de bien travailler

Quant au leader de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, il renvoie ses collègues dos à dos. « Je fais un appel à la collaboration de la part de tout le monde. Au lieu de trouver qui a tort, essayons de bien travailler. Ça veut dire: de la part du gouvernement, donner un peu plus de temps et ça veut dire aussi, oui, du côté de l'opposition officielle peut-être chercher à faire fonctionner les négociations plutôt que trouver des manières de ne pas s'entendre. Parce que, nous, on ne fera pas longtemps les frais du manque de collaboration et d'atomes crochus entre l'opposition officielle et le gouvernement », s'est-il impatienté.

 

Réflexion à venir

Enfin, après avoir patiemment écouté toutes les doléances, le président, François Paradis, a préféré ne pas trancher. C'est avant tout aux partis à s'entendre. « Je vous convoquerai bientôt pour qu'on puisse aussi faire en sorte de réfléchir à la bonne marche de nos travaux, ce sujet précis pouvant être aussi ajouté à l'ordre du jour et aux discussions. Je pense que des choses ont été dites dans la voie des réflexions, une rencontre à venir sur ce dossier-là pour faire en sorte que les travaux fonctionnent mieux et pour nous, parlementaires, et pour ceux et celles qui souhaitent aussi participer à des débats qui sont fructueux », a-t-il conclu.

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