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Message AU gouvernement

Sur les services de police autochtones

Paru le | Catégorie: Autochtones

« Si les gouvernements du Canada et du Québec avaient décidé de faire échec aux services de police autogérés des Premières Nations, ils n'auraient pas pu trouver meilleure façon. » C'est la réflexion de Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) au moment où les chefs de l'APNQL réunis à Ottawa rappellent l'inaction, au cours des dernières années, des ministres responsables, en particulier celle du ministre fédéral Ralph Goodale, dans le financement des services de police des Premières Nations.

 

« Au cours des 40 dernières années, les Premières Nations de l'APNQL ont consacré beaucoup d'efforts au développement et au maintien de services policiers de qualité pour leurs populations. D'abord soutenus par le ministère des Affaires indiennes fédéral, puis par celui du Solliciteur général devenu celui de la Sécurité publique du Canada avec, par la suite, la collaboration de celui de la province de Québec, nos services policiers n'ont jamais été soutenus adéquatement par le Canada et le Québec. Pourquoi?

 

« Les chefs de l'APNQL posent la question et, surtout, exigent d'être impliqués dans la solution. Rappelons que le gouvernement du Canada s'est engagé formellement à développer avec nous une relation respectueuse, de nation à nation. Nous en sommes encore très loin, ce dossier en étant un exemple parfait », affirme Ghislain Picard.

 

« Pendant que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial continuent de planifier leurs budgets en secret, nous sommes une fois de plus tenus dans l'incertitude quant à l'avenir de nos forces policières. Nos populations ne devraient pas avoir à se préoccuper de leur sécurité au 1er avril de chaque année. Ils n'ont pas pensé une seule fois que de continuer à planifier notre avenir sans nous et prendre des décisions pour nous est un processus discriminatoire qui a des impacts sur nos autres services essentiels. La bonne chose à faire ici est d'aller au-delà du statu quo et des normes. Peut-être qu'un jour ils se réveilleront et réaliseront que nous sommes encore là, que nous n'allons pas partir et que nous devenons de plus en plus forts. S'ils décident d'humaniser cette situation, ils se rendront compte que la police des Premières Nations est plus qu'un simple programme auquel on peut mettre fin, c'est un service essentiel », a déclaré le conseiller Lloyd Alcon de Listuguj, porteur du dossier de la sécurité publique à l'APNQL.

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