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Ce qu’ils ont dit :

Sur la guerre commerciale Canada-États-Unis

Paru le | Catégorie: Relations internationales

Le premier ministre, Philippe Couillard : «On a toujours défendu fermement le Québec et on s'est déplacés à de nombreuses reprises aux États-Unis pour leur donner le même message, qui va se vérifier, encore cette fois, à l'époque du bois d'oeuvre.

 

On leur a dit : Tout ce que vous allez réussir à faire, c'est augmenter le prix des maisons pour votre classe moyenne, c'est ce qui s'est produit, la même chose va se produire ici. Mais devant cette accumulation de gestes de provocation du gouvernement américain, il est clair que l'annonce d'une mesure de représailles est justifiée. Il faut réaliser cependant que la venue d'une guerre commerciale ouverte entre le Canada et les États-Unis va donner lieu à une issue très, très, très incertaine.

 

Alors, il faut tout faire pour faire entendre raison au gouvernement américain tout en défendant nos intérêts. Outre la question des tarifs des métaux, il y a la question de l'exception culturelle, du règlement des différends et, bien sûr, la défense de notre système de gestion de l'offre pour la production laitière. Donc, il y a de nombreux enjeux qui sont très spécifiques au Québec.

 

C'était bien pour le gouvernement fédéral d'avoir annoncé des mesures de représailles, si on veut, mais il y a une certaine limite à ce genre d'action là, compte tenu de ce que pourrait entraîner une guerre commerciale pour les deux côtés, mais spécifiquement pour le Canada et le Québec. […]

 

Puis, en passant, les États-Unis d'Amérique ne se résument pas à la présidence de Donald Trump : les États-Unis d'Amérique, c'est un ensemble d'acteurs qui, eux, sont favorables au maintien du commerce ouvert avec le Canada, qu'on pense à la Chambre de commerce des États-Unis qui a vertement critiqué le président, qu'on pense à la plupart des États, aux maires des grandes villes.

 

Il y a une bonne partie de l'opinion économique et publique américaine qui n'est pas du tout dans la direction choisie par le président. Il y aura des élections, aux États-Unis, à l'automne et on verra bien ce qui en sortira. Je crois qu'on doit continuer à défendre très, très, très fermement nos intérêts sur l'aluminium, ce qu'on a dit aussi, comme on l'avait fait pour le bois d'oeuvre, et là-dessus, on a été, je crois, plus rapides que d'autres.» (Extrait du Journal des débats d’hier, au Salon bleu)

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