(LCP) La porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement partage les préoccupations de l’Association canadienne des médecins de l’environnement et de l’organisme RightOn Canada concernant les agissements de l’Association internationale du chrysotile, un lobby de l’amiante enregistré au Québec comme organisme à but non lucratif.

 

« Alors qu’il est aujourd’hui scientifiquement démontré que l’amiante est un produit cancérigène et qu’il a été banni dans une cinquantaine de pays, l’AIC en fait la promotion partout dans le monde comme étant un produit sécuritaire et qui peut être utilisé sous forme de ciment dans la construction de bâtiments, dont des écoles », soulève Ruba Ghazal.

 

« Le fait que l’AIC, dont les membres ont des pratiques qui mettent en danger la santé et sécurité des populations les plus vulnérables dans le monde, soit associée au Québec en ayant son siège social ici, entache notre réputation à l’international », croit l’élue.

 

Elle note que l’AIC est enregistrée au Québec en tant qu’organisme à but non lucratif. « Or, sur le site du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, il est clairement indiqué qu’un organisme à but non lucratif est un groupement de personnes physiques qui poursuivent un but à caractère moral ou altruiste et qui n’ont pas l’intention de faire des gains pécuniaires à partager entre les membres », soumet Ruba Ghazal.

 

« Si on observe les agissements de l’AIC, elle poursuit des objectifs qui ne sont ni altruistes ni moraux », conclut-elle.

 

La députée interpelle donc par écrit le ministre du Travail pour vérifier s’il a l’intention d’ordonner la tenue d’une enquête administrative sur la conformité de la constitution de l’AIC en tant qu’organisme à but non lucratif en vertu de la Loi sur les compagnies. Jean Boulet devra lui fournir une réponse qui sera déposée à l’Assemblée nationale.

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