(LCP) Selon le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, le Québec vit un moment historique. « Pour la première fois, de son histoire moderne, le Québec est moins endetté que l'Ontario. Ce passage historique a été confirmé jeudi dernier avec le dépôt du budget de l'Ontario. »

 

Ce résultat, selon lui, découle de la bonne gestion des finances publiques du précédent gouvernement. « Le Québec est parvenu à ce résultat parce qu'il y a mis en place un plan pour instaurer un retour durable à l'équilibre budgétaire. Et grâce à cette saine gestion de nos finances publiques, la dette du Québec continue de diminuer », dit-il.

 

Impôt et coupures

C’est vrai, admet le premier ministre, les finances publiques se sont améliorées. Toutefois, « ce n'est pas de l'argent qui vient du Parti libéral, c'est de l'argent qui vient d'une augmentation des revenus, donc une augmentation des impôts, taxes, tarifs, et qui vient aussi de coupures dans les dépenses », juge François Legault.

 

« On est allé trop fort, entre autres, en santé et en éducation. Il y a des années où on n'a même pas couvert ce qu'on appelle les coûts de système. Donc, a dû couper dans les services, même les services aux enfants qui ont des difficultés d'apprentissage. »

 

Péréquation

Le chef intérimaire libéral veut aussi connaître le plan du premier ministre concernant la péréquation. « Dans le dernier budget, ce sont des milliards, et il l'a dit, il s'en plaint d'ailleurs, ce sont des milliards qui vont provenir du fédéral cette année. Combien de temps le premier ministre se donne-t-il pour se séparer financièrement du gouvernement fédéral? »

 

François Legault soutient que l'écart de richesse entre le Québec et l'Ontario est de 15 % et avec le reste du Canada, de 20 %. « Donc faisons une hypothèse que le Québec réussisse à avoir une croissance économique du PIB par habitant de 1 % de mieux que l'Ontario et le reste du Canada, ça voudrait dire que ça prendrait 15 à 20 ans pour rejoindre le niveau de richesse du reste du Canada et donc pour se débarrasser de la péréquation », calcule-t-il.

 

« Donc, il y a beaucoup de travail à faire, du travail qui n'a pas été fait pendant les 15 années libérales. Nous, on va s'y attaquer, on va avoir un plan puis on va réduire ce montant de péréquation, on va réduire notre dépendance. »

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