(LCP) Le président du Conseil du patronat a fait valoir dans le cadre de la consultation en commission parlementaire sur le projet de loi 66 concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure que le mode d’octroi des contrats publics ne devrait pas être basé sur le critère du plus bas soumissionnaire conforme, mais qu'il devrait prendre en compte adéquatement des notions de qualité, de valeur et de durabilité des ouvrages.

 

Karl Blackburn estime que ceci est d’autant plus vrai dans le cadre de la reprise économique et de la relance et permet en même temps de répondre aux besoins de court terme tout en bâtissant pour le long terme. Il ne faut pas tomber dans le piège des économies à court terme qui s’avéreraient très coûteuses à long terme, selon le CPQ.

 

La présidente du Conseil du trésor a dit prendre « très sérieusement en note » la remarque du président du CPQ « dans le cadre d'autres travaux pourront se faire également entre autres sur le fait d'injecter dans les notions d'adjudication des contrats publics des règles qui tiennent beaucoup plus compte des différents des différents éléments que vous avez mentionnés plutôt que bêtement le prix le plus bas qui peut s'appliquer de façon pragmatique quand on commande des crayons, mais peut être que quand on construit un ouvrage beaucoup plus complexe, on doit peut-être songer à dépasser ces règles ne serait-ce que pour la pérennité de nos travaux. », observe Sonia LeBel.

 

Elle reconnaît aussi que le système du plus bas soumissionnaire permet plus facilement aux entrepreneurs qui participent à des appels d'offres de s'entendre entre eux par des stratagèmes de collusion.

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