(LCP) « Est-ce qu'on doit encore tolérer que le gouvernement prenne jusqu'à six mois pour payer ses factures auprès de professionnels et d'entreprises? » C'est ce que demande le président du Conseil du patronat dans un contexte où les entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre, une baisse des liquidités et une augmentation des coûts des matériaux.

 

Karl Blackburn a profité de la consultation sur le projet de loi 66 concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure pour remettre le gouvernement en face de ce qu'il estime être un vieux problème.

 

« Est-ce qu'on doit encore tolérer que certaines demandes d'autorisation prennent des mois, parfois des années, avant d'être simplement analysées? Est-ce normal que des entreprises ayant l'expérience, les connaissances, le savoir-faire pour répondre aux besoins du gouvernement particulièrement dans les régions ne puissent même pas offrir leurs services ou simplement ne veulent pas offrir leurs services au gouvernement? Si ces questions étaient déjà importantes avant la crise, aujourd'hui, elles sont devenues urgentes », selon M. Blackburn.

 

« C'est exactement ce que vous êtes en train d'étudier avec le projet de loi 66. Le CPQ accueille positivement cette volonté du gouvernement de corriger partiellement et temporairement certains de ces plus grands irritants. Le CPQ estime que pour traverser cette période de crise, les gouvernements doivent réduire les obstacles à la flexibilité, la rapidité et l'agilité de leurs propres décisions et interventions. »

 

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a évoqué l'existence d'un projet pilote qui permettrait d'améliorer la situation dénoncée par le CPQ.

-30-