(LCP) Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles a fait adopter hier après-midi au Salon bleu le principe du projet de loi 50 concernant la location d’une partie des forces hydrauliques de la rivière Shipshaw. Le texte pourra donc être appelé en commission parlementaire pour l'étude détaillée.

 

« Le projet de loi 50 est très important pour le développement économique de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean », assure Jonatan Julien. « Il vise à assurer la pérennité des activités des Produits forestiers Résolu Canada et à générer des investissements manufacturiers structurants pour la région. Le renouvellement pour les 20 prochaines années de l'entente de location des forces hydrauliques et les conditions qui s'y rattachent sont essentielles à un moment où l'industrie forestière, vous en conviendrez, est plus que jamais appelée à se moderniser et à faire preuve d'innovation dans les défis de cette industrie », selon le ministre.

 

Ce texte est le prolongement d'une politique qui existe déjà. « Le projet de loi 50 reprend essentiellement les mêmes éléments que les deux projets de loi appliqués par les gouvernements précédents. La différence, c'est que nous proposons quelques ajustements afin de tenir compte de la réalité actuelle, de la réalité vécue actuellement par l'industrie forestière, qui n'est certainement pas la même que celle d'il y a 20 ans. Comme vous le savez, ce secteur industriel doit présentement conjuguer avec des enjeux importants, notamment en raison de la chute drastique de la demande mondiale pour le papier journal », ajoute le ministre.

 

QS

« Nous sommes favorables au fait que l'État québécois reçoivent son dû pour l'exploitation du potentiel hydraulique renouvelable par l'industrie, donc ici PF Résolu. On rappelle que l'État québécois est fiduciaire, au nom de tous les Québécois et toutes les Québécoises, du potentiel hydraulique de nos rivières, de cette richesse, donc, commune qui nous appartient », commente la critique Ruba Ghazal de Québec solidaire.

 

Plus problématique est le « le montant d'investissement de 100 millions $ sur 10 ans », de la compagnie au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Cent millions $ ça peut sembler beaucoup, mais, quand on compare aux années précédentes, c'est-à-dire au bail précédent, c'était 150 millions $, et c'est... 100 millions $, c'est encore plus inférieur qu'avant où c'était 350 millions $, donc on ne parle plus des mêmes ordres de montant ».

 

PLQ

Le Parti libéral est en faveur du P.L. 51. « Nous allons nous assurer de travailler en collaboration afin de faire cheminer ce projet de loi là et surtout dans l'intérêt des emplois, dans l'intérêt du développement économique de la région et dans l'intérêt de l'industrie, notamment, de l'industrie forestière également », indique l'élu Saul Polo.

 

PQ

Bien qu'il soit d'accord avec le principe du P.L. 51, le Parti québécois promet d'y apporter des amendements lors de l'étude détaillée. « Ce que nous avons devant nous est très, très, très important, parce que ce sont des emplois qui sont reliés directement à l'utilisation des ressources naturelles, et, comme nation, on ne peut pas accepter qu'on ait une utilisation des ressources naturelles de façon aussi importante sans, en contrepartie, avoir des investissements, du développement économique puis du maintien d'emplois dans la région. Sinon, on devient colonisés par des grandes entreprises ou par des entreprises qui exploitent nos ressources naturelles sans juste contrepartie. Alors, c'est pour ça qu'on se bat », indique pour sa part le député de Jonquière, Sylvain Gaudeault.

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