(LCP) Contrairement à certains groupes de pression comme la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, le ministre Jean Boulet ne voit pas comme une iniquité pour la mère le fait qu'elle n'ait pas accès à l'exemption pour le revenu de travail pendant le congé de maternité.

 

« C'était 25 % du montant de la prestation. Maintenant ça peut-être l'équivalent de la différence entre le revenu hebdomadaire et le montant de la prestation », explique le ministre du Travail dans le cadre de la consultation sur le projet de loi 51 visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail.

 

Ce dernier justifie ainsi sa position : « les prestations de maternité ont une finalité qui est différente des autres prestations du Régime québécois d'assurance parentale. Elles sont versées pour permettre à la mère de se remettre des effets physiologiques de la grossesse et de l'accouchement. Donc, elles ont des conditions qui leur sont propres et on respecte les orientations de l'Organisation internationale du travail en raisonnant de cette manière », assure le ministre.

 

Ces prestations de maternités sont versées « sans que la présence de l'enfant soit requise contrairement aux autres types de prestations, elles peuvent même débuter jusqu'à 16 semaines avant la date prévue de l'accouchement. Donc, c'est en permettant à la mère de bénéficier des exemptions pour revenus de travail, la littérature et l'Organisation internationale du travail nous l'enseignent, ça pourrait être à risque de mettre une pression sur la mère pour maintenir une prestation de travail durant la période de maternité ce qui serait selon ce que la littérature nous enseigne préjudiciable à la santé de la mère et de l'enfant », précise le ministre.

 

« Si l'on donnait ce même accès à la mère pendant son congé de maternité, c'est vu comme pouvant potentiellement lui mettre une pression, alors qu'elle n'en a certainement pas besoin », dit-il.

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