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Ce qu'ils ont dit :

Jean-Marc Fournier ne reviendra pas

Paru le | Catégorie: Affaires intergouv.

Le ministre et leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a annoncé qu'il ne sera pas candidat aux prochaines élections générales, mais qu'il terminera son mandat de député et membre du Conseil des ministres.

 

«J'ai une déclaration, j'espère que vous n'allez pas la trouver trop longue. J'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire, alors j'espère que je vais vous en communiquer autant (...).

 

Je suis arrivé, à Québec, à l'automne 1990, au bureau de Michel Pagé, leader du gouvernement de l'époque, pour accompagner les députés libéraux qui participaient à la commission Bélanger-Campeau, qui discutaient alors de l'état de nos relations avec le reste du Canada.

 

Aujourd'hui, je promeus l'affirmation du Québec et de nouvelles relations canadiennes et j'occupe le poste de leader du gouvernement, une fonction que j'aurais, dit-on, assumée, durant la plus longue période, depuis que cette fonction est apparue au moment de la Révolution tranquille, aussi bien dire que la boucle est bouclée.

 

Permettez-moi quand même un mot sur notre politique d'affirmation du Québec et de relations canadiennes. Nous voulions sortir du tabou des 20 dernières et réinscrire les perspectives québécoises à la pensée académique canadienne et dans la construction du Canada de l'avenir. Au lancement de cette politique en réaction à l'image longtemps utilisée du fruit qui n'est pas mûr, je proposais la formule suivante : Si nous ne sommes pas au temps des récoltes, on peut quand même décréter la venue du printemps. Aujourd'hui, de nombreux penseurs ont été sensibilisés, certains ont organisé des rencontres, conférences et journées d'étude. Des professeurs l'ont intégrée au cursus de leurs cours à McGill, Queen's et Ottawa.

 

Pour la première fois en 150 ans, la première ministre de l'Ontario a été reçue au salon bleu. À cette occasion, elle a insisté sur le caractère particulier du Québec et sur l'importance de la symétrie. Plus récemment, le chef du Parti conservateur et celui du NPD et ces militants en congrès ont fait écho à notre politique. Notre conviction est d'abord qu'il faut s'affirmer, se rapprocher, échanger, en somme, se faire connaître pour ensuite se faire reconnaître. Nous proposons de mieux organiser et d'intensifier les relations canadiennes du gouvernement et aussi celles de la société civile. Des actions en ce sens seront annoncées prochainement, et j'entends m'investir jusqu'au dernier moment.

 

J'annonce aujourd'hui que je ne solliciterai pas de mandat en vue de la prochaine législature. J'ai fait oeuvre de candidature dans sept élections provinciales et une élection fédérale. Depuis ma première campagne en 1988, il se sera écoulé 30 ans. C'est sans doute le temps du changement pour moi et de nouveaux visages pour le Parti libéral du Québec au sein duquel j'ai oeuvré avec passion et enthousiasme au cours de ces années. Parmi les raisons de ma décision, il y a certainement celle de vouloir passer le relais. Le Québec change, notre parti politique aussi. (...)

 

On peut quitter l'Assemblée nationale, mais on ne quitte pas la politique lorsqu'elle fait partie de nos fibres. Pour l'instant, je reste, mais je ne reviens pas. Pour toujours, je crois, j'y porterai intérêt et respect. Merci beaucoup. (...).

(Extraits de la transcription de la conférence de presse)

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