(LCP) La Société québécoise du cannabis « travaille avec ses fournisseurs à identifier des pistes de solution qui permettront de réduire le suremballage dans le respect des règlements en vigueur », indique le ministre des Finances en réponse à une pétition qui réclame l’adoption par la SQDC d’une politique d’emballage plus écologique.

 

« Ces pistes portent notamment sur l’intégration de critères écoresponsables dans le choix des contenants et emballages, comme l’utilisation de matières recyclées ou recyclables ou la réduction de la taille des contenants, ou encore sur la mise en place d’initiatives favorisant la récupération et la réutilisation des contenants de cannabis », précise Eric Girard.

 

Cependant, les exigences gouvernementales en matière d’étiquetage et d’emballage imposées par la Loi sur le cannabis et par Santé Canada « réduisent considérablement les options d’emballage allégé », affirme le ministre.

 

« Ces exigences très strictes ont pour but d’éviter la consommation accidentelle, de dissuader les enfants et les jeunes de consommer les produits du cannabis et de fournir aux consommateurs assez d’information pour leur permettre de prendre des décisions éclairées », explique-t-il.

 

« Les emballages doivent être à l’épreuve des odeurs, inviolables et opaques. Ils doivent inclure un sceau ou être dotés d’un dispositif de sûreté offrant au consommateur une assurance raisonnable qu’ils n’ont pas été ouverts avant la réception. »

 

De plus, « le timbre de la taxe d’accise doit être visible, donc appliqué directement sur l’emballage contenant le cannabis, ou sur l’emballage externe. Ils doivent également satisfaire aux exigences relatives aux emballages protège-enfants prévues au Règlement sur les aliments et drogues », poursuit Eric Girard.

 

C’est sans compter plusieurs informations qui « doivent obligatoirement apparaître sur l’étiquette apposée sur tous les contenants de cannabis, notamment l’avertissement « Tenir hors de la portée des enfants », le poids, la quantité de THC et de CBD dans chaque unité, etc. »

 

Le ministre des Finances souligne par ailleurs « que la plupart des contenants vendus à la SQDC sont recyclables, incluant le plastique, lesquels sont généralement de grade 1 et 5. Ils peuvent donc être déposés dans le bac de la collecte sélective ».

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