(LCP) Les mesures que propose le Directeur général des élections pour mieux encadrer les renseignements personnels détenus par les partis politiques suscitent bien des inquiétudes parmi les élus de la Commission des institutions.

 

Certains députés, autant des banquettes ministérielles que de l’opposition, se questionnent sur le retrait éventuel du sexe et de la date de naissance de la liste électorale que transmet Élections Québec aux partis politiques.

 

« Si la date de naissance n’est plus une donnée disponible pour recenser les électeurs, il deviendrait impossible pour les partis politiques de s’assurer de l’intégrité des personnes lors des sollicitations financières », soulève la députée caquiste Stéphanie Lachance.

 

« À partir du moment où on entre en contact avec les électeurs, on a leur nom et leur adresse », signale le DGE, Pierre Reid. « Si cette donnée de l’âge est importante, c’est de le demander à la personne qui à ce moment-là consent à donner son âge. Et elle pourrait dire je ne vous donne pas mon âge. »

 

Le DGE précise que l’idée d’encadrer les renseignements personnels détenus par les partis, « ce n’est pas de restreindre la communication, mais c’est le faire de façon à ce que le citoyen puisse savoir, entre autres, les renseignements que les partis possèdent et à quelles fins ils sont utilisés », dit-il.

 

Sortir le vote

« On est ouverts à un encadrement plus précis des pratiques, affirme le député Sol Zanetti de Québec solidaire. « Notre seule préoccupation, nous, c'est qu'on mette en place des mesures qui nous permettent quand même de faire de la sortie de vote, là, aux partis politiques pour favoriser le taux de participation. »

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