(LAG-UQ) Outre les problèmes de santé que peut nous causer la COVID-19, plusieurs personnes vont bientôt souffrir d’allergies saisonnières. Selon les travaux de la postdoctorante Rita Sousa Silva de l’UQAM (Sciences biologiques et du Centre d’étude de la forêt) qui a publié avec deux professeurs un article dans le prestigieux magazine The Lancet Respiratory Medicine, on manque de données scientifiques permettant de mieux connaître le potentiel allergène des espèces d’arbres qui nous entourent en ville.

 

« Selon la postdoctorante, la surveillance actuelle des niveaux de pollen n'est pas optimale, car elle ne tient pas compte des espèces présentes à proximité des gens et du fait que la période de floraison des arbres varie considérablement d’une espèce à l’autre, y compris au sein d'un même genre (l'érable de Norvège, tardif, et l'érable argenté, très hâtif). «Les études à partir desquelles les autorités de santé publique formulent leurs recommandations sont contradictoires, souligne-t-elle. Par exemple, les érables sont considérés comme étant peu allergènes en Europe et au Québec, mais l'American Academy of Allergy, Asthma and Immunology les considère comme une espèce à éviter. »

 

Cellules souches

De plus en plus de regards se portent vers la place des cellules souches dans l’apparition du cancer. En effet, leur prolifération engendre inévitablement des mutations qui, par accumulations au fil des années en combinaison avec la sélection naturelle, en viendraient à provoquer des tumeurs. L’équipe du chercheur Patrick Narbonne, du Département de biologie médicale de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), travaille à comprendre les mécanismes de régulation des cellules souches, et plus particulièrement ceux qui régulent leur niveau de prolifération.

 

Patrick Narbonne a découvert que deux des gènes impliqués dans la régulation homéostatique des cellules souches sont Mitogen-Activated Protein Kinase (MAPK) et AMP-activated Protein Kinase (AMPK). « Nous cherchons à savoir dans quels tissus ces deux gènes fonctionnent pour la régulation homéostatique des cellules souches et, ensuite, voir s’il y a une connexion moléculaire entre eux. Selon nos observations, il semble qu’AMPK inhibe MAPK pour stopper la prolifération des cellules souches. Nos données préliminaires suggèrent aussi qu’ils agissent dans le même tissu, et que l’interaction pourrait donc être directe », précise celui qui est titulaire de la Chaire de recherche UQTR sur la régulation homéostatique des cellules souches et le cancer.

 

Jeunes placés et sous-scolarisation

Selon une recherche du Partenariat de l'Étude longitudinale sur le devenir des jeunes placés au Québec et en France (EDJeP) dirigée par la Chaire de recherche du Canada sur l'évaluation des actions publiques à l'égard des jeunes et des populations vulnérables (CREVAJ) de l'ENAP, le coût de la sous-scolarisation des jeunes placés est estimé à 370 millions de dollars pour chaque cohorte de jeunes sortant de placement. « L’analyse de la 2e vague de données de l’EDJeP révèle qu’à l’âge de 19 ans, 24,8 % des jeunes de notre cohorte avaient obtenu un diplôme d’études secondaires, ou une équivalence, alors que ce taux s’élève à 77 % chez l’ensemble des jeunes Québécois du même âge », explique le professeur Martin Goyette de l’ENAP.

 

Sexisme au hockey

« Pourquoi ne pratiques-tu pas un sport moins agressif comme la ringuette ou le patinage artistique? » « Tu te débrouilles plutôt bien pour une fille. » « Est-ce que c’est vrai que toutes les joueuses de hockey sont lesbiennes?» Ces phrases, Zoé Philbert les a entendues à maintes reprises entre le primaire et le cégep, alors qu’elle jouait dans une ligue de hockey organisée. « Les commentaires provenaient autant de connaissances, de camarades de classe ou de membres de ma famille, de filles que de garçons, de jeunes que de moins jeunes, affirme l’étudiante à la maîtrise en communication (UQAM). On remettait constamment en question le choix du sport que j’aimais. » Zoée Philbert prépare pour le remettre à l’automne son mémoire de maîtrise sur ce sujet.

 

Joueurs pathologiques

Le professeur Stéphane Bouchard de l’UQO va enfin pouvoir réaliser, grâce à une subvention de presque 200 000 $ du Fonds de recherche du Québec – société et culture, l’essai clinique dont il a besoin pour démontrer l’efficacité de son nouveau traitement pour les joueurs pathologiques. Sa recherche s’intitule Trouble lié aux jeux de hasard et d'argent : efficacité du traitement cognitif-comportemental par exposition en réalité virtuelle.

 

Recherche en région

Le directeur général de l’INRS, M. Luc‑Alain Giraldeau, applaudit la décision du gouvernement du Québec d’injecter 15 millions de dollars sur cinq ans pour la création d’unités mixtes de recherche, en partenariat avec cinq universités régionales du réseau de l’Université du Québec. Ces unités permettront de mettre en place en région des leviers en recherche scientifique, dans des secteurs stratégiques pour le développement économique, social et culturel du Québec. Parmi ceux-ci, mentionnons la santé, les enjeux autochtones, la cybersécurité, le numérique, ainsi que les matériaux avancés et la transition énergétique. À l’INRS, 15 nouveaux postes seront ajoutés au corps professoral.

(Collaboration Le Courrier parlementaire/L’Actualité gouvernementale et le réseau de l’Université du Québec)

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