(LCP) Le projet de loi 2 resserrant l'encadrement du cannabis est l'une des pièces législatives qui risquent de se retrouver à nouveau bientôt devant la Commission permanente de la santé et des services sociaux à l'étape de l'étude détaillée.

 

L'opposition, particulièrement celle des élus du Parti libéral, est convaincue qu'il va jeter les consommateurs de pot de 18 à 21 ans dans les bras des commerçants du crime organisé. L'auteur du projet de loi le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, est absolument convaincu du contraire.

 

Il dit qu'il veut combattre la banalisation de la consommation du cannabis. « Les gens rentrent chez eux, les gens laissent traîner ça. C'est ça qu'on dit aux parents de ne pas faire. La légalisation entraîne que des gens plus vieux qu'avant consomment du cannabis », observe le ministre Carmant.

 

« Avant c'était vraiment un pic la série de 15 à 24 ans. Il commence à y avoir de plus en plus de parents qui vont acheter du cannabis, qui laissent traîner leur cannabis, puis ça cause des problèmes de santé pour nos enfants, pas juste nos adolescents on parle de nos enfants qu'il fait protéger aussi. Donc, c'est pour ça qu'il faut lever un drapeau rouge, qu'il faut être sévère », maintient-il.

 

Le député Enrico Ciccone du Parti libéral a demandé au ministre pourquoi il jugeait bon de faire adopter un projet de loi pour hausser à 21 ans l'âge de la consommation de pot plutôt que de mettre l'accent sur des « éléments manquants » comme « la prévention, l'éducation, la formation », et « du repérage ».

 

« On aurait pu aller juste de par les programmes éducatifs, mais évidemment comme on veut commencer au primaire, l'impact serait quand même avec un certain délai », répond le ministre.

 

Lionel Carmant souhaite plutôt prendre exemple sur ce qui a été fait aux États-Unis pour contrer les effets de l'alcool et il se réjouit à l'avance des résultats qu'il obtiendra. « On a vraiment attaqué par le haut en augmentant l'âge à 21 ans et en mettant les mêmes mesures préventives. J'ai vraiment bon espoir que dans cinq ans quand on va regarder les datas : le Québec va ressortir comme un endroit où les adolescents consomment moins que dans le reste du Canada », explique le ministre.

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