(LCP) La semaine dernière, plusieurs ministres ont eu l'occasion de justifier leurs décisions à l’Assemblée nationale, de réagir aux événements ou d'expliquer leurs intentions sur divers enjeux. Voici quelques déclarations du 27 au 31 mai.

 

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, lance un message à l'ensemble des administrations scolaires concernant les locaux mal adaptés pour la gestion de crise d’un élève :

« S'il y a un problème, un local est dangereux, n'appelez pas le ministre, appelez l'ébéniste. Quand il y a un problème, ne me demandez pas d'aller visiter l'école, réparez-la. Et, si vous avez besoin d'argent, faites-nous des demandes, on ne laissera pas les enfants dans des locaux dangereux. »

 

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, sur la communication entre les ministères :

« Je ne vous conseille pas de vous lancer dans l'industrie de la construction de silo, là, on est en train de se battre contre 15 années d'héritage, où les ministères travaillaient en silo parce que les ministères ne se parlaient pas. »

 

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, sur la question des évaluations environnementales et de la bureaucratie qui retarde de « belles initiatives » :

« Je peux vous assurer qu'on arrive avec des propositions drôlement intéressantes et, dans certains cas, dès les prochaines semaines, sinon les prochains mois. »

 

La ministre de la Justice, Sonia LeBel, qui refuse de donner un avis juridique sur le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État :

« Sur les concepts juridiques, je ne peux intervenir ici, en Chambre, et je ne peux vous faire valoir mon opinion. (…) Je vais être, malheureusement pour les gens à la maison, probablement très plate, monotone et un peu soporifique, mais la ministre de la Justice est également le Procureur général et jurisconsulte du gouvernement. À ce titre-là, je n'ai pas la même fonction que mes autres collègues. »

 

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, sur la motion qui rapelle que le droit à l'avortement fait l'objet d'un consensus social et politique au Québec :

« Je vous avoue, naïvement peut-être, je n'aurais jamais pensé qu'en 2019 on aurait besoin d'une motion comme celle-ci pour réaffirmer le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps, mais certaines déclarations, certains événements font en sorte que nous sommes obligés aujourd'hui. »

 

La ministre, Marie-Eve Proulx, sur son rôle de ministre déléguée au Développement économique régional :

« Notre philosophie, comme gouvernement, au niveau du développement économique régional, est claire. On veut s'assurer que chaque région puisse se développer en fonction de ses spécificités régionales. On veut également s'assurer qu'on ne fasse pas de mur-à-mur. Ce n'est pas vrai qu'on va avoir un seul modèle. »

 

Le ministre des Transports, François Bonnardel, sur le minimum exigible de 25 % de contenu canadien dans son projet de loi 26, Loi concernant le Réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec :

« Avec l'accord de commerce entre l'Europe et nous, c'est un pourcentage, 25 %, où on ne peut demander plus pour ce qui est du transport collectif, transport en commun. Si on devait ou si on voulait, souhaitait aller plus haut que ça, il faudrait déposer une loi. »

 

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, sur son projet de loi 15 qui fera en sorte que la Régie des installations olympiques deviendra la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique.

« L'objectif, avec cette modernisation qui sera réalisée sans coût pour les contribuables, c'est de lui permettre d'optimiser sa performance, générer davantage de revenus autonomes dans un souci, évidemment, d'améliorer sa rentabilité. »

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